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20-08-2007

lSpinoza : religion et politique »
Cours de Gérard Bras

En un siècle de tension entre le politique et les religions, Spinoza comprend pourquoi la religion est politique, et la politique prend des formes religieuses, pourquoi nous politisons Dieu et divinisons les dirigeants politiques. Nous voudrions examiner avec lui ces liens spontanés pour chercher les moyens de les défaire, parce que cette question est, pour nous, actuelle.

Ce cours fait suite à celui consacré l’année dernière à Spinoza, mais il n’est pas besoin de l’avoir suivi pour s’y inscrire.

Séance 1 : Les liens de la religions et de la politique.
Séance 2 : Prophéties et miracles.
Séance 3 : interpréter la Bible.
Séance 4 : L’enseignement moral de la Bible.
Séance 5 : La politique ne doit pas dépendre de la religion : les fondements de l’Etat.
Séance 6 : Qu’est-ce qu’une vie politique aliénée ?

Le vendredi 28 septembre 2007 à la Bourse du Travail de Gennevilliers de 19h à 21H, puis les vendredi 12 et 26 octobre, 16 et 30 novembre, 07 et 14 décembre 2007 de 19h à 21h, à la MDC 16 rue Julien Mocquard Gennevilliers.

 

 


lL’amitié, un sentiment de nature politique ? Cours de Pierre-Louis Salles (Professeur agrégé de philosophie)

Résumé:
-Qu’est-ce que la philosophie peut bien avoir à dire sur l’amitié ?
L’amitié est en effet un sentiment d’affinité entre des individus qui s’éprouve bien davantage qu’il ne se pense. Le dernier mot de l’amitié semble souvent être celui de Montaigne évoquant sa relation avec La Boétie : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ».
Pourtant l’amitié dessine entre moi et l’autre un rapport qui intéressera les philosophes à au moins trois titres. D’abord, elle s’établit sur une relation d’égal à égal qui tranche avec la hiérarchie des rapports sociaux.
Ensuite, elle semble être un excellent moyen pour maintenir la cohésion de la communauté politique. Enfin, elle apparaît comme essentielle pour mener une vie heureuse.
Quelle place, alors, faut-il accorder à l’amitié dans l’existence humaine ?

Séance 1: Une définition de l’amitié est-elle possible ?
Séance 2: Que faut-il pour faire de vrais amis ?
Séance 3: Peut-on être ami avec n’importe qui ?
Séance 4: Peut-on être heureux sans ami ?
Séance 5: L’amitié est-elle une condition du vivre-ensemble ?
Séance 6: L’amitié n’est elle qu’une illusion ?

Les mercredi 12 mars, 02 et 16 avril, 07 / 14 et 21 mai 2008 de 19h 30 à 21h 30, au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

 

 

lEthique et Politique dans l’Antiquité. I - Platon
Cours d’Alain Gigandet
Professeur à l’Université de Paris XII

L’éthique et la politique constituent, en philosophie, deux domaines qui interrogent l’action humaine et les rapports que les hommes entretiennent les uns avec les autres. Mais la relation entre l’éthique et la politique est pourtant particulièrement problématique, car leur but n’est pas le même : le bien-être de la collectivité entraîne-t-il nécessairement celui des individus ? Comment mener ensemble l’action politique et l’action morale ?
Ce cours se propose de reprendre ce questionnement fondamental à partir de deux grands penseurs de l’Antiquité : Platon et Aristote. Cette saison sera consacrée à l’étude de la pensée de Platon.
Les Mercredi 09 et 30 janv, 06 et 20 fév, 19 et 26 mars 2008 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

 

 

lMachiavel
Etudes à partir du Prince et du Discours sur la première décade de Tite Live
Cours de Hourya BENTOUHAMI

Le cours s’articulera autour de deux axes principaux :
- l’apport de la réflexion machiavélienne aux théories de l’Etat à partir d’une notion de conservation non rapportée à une problématique de la souveraineté.
- le rapport entre citoyenneté et conflit à travers les deux désirs contradictoires des grands et du peuple.
L’enjeu sera alors de montrer que ces deux axes, conservation et conflictualité, loin d’être contradictoires se révèlent en fait complémentaires à travers l’orientation républicaine de la liberté comme non-domination et ce qu’on peut bien appeler le souci des lois.

Toute la question est en effet de savoir comment s’articule la définition de l’Etat en termes personnels de domination (« Imperio ») à une définition républicaine du bien commun.
Plan :
Séance 1 : L’enjeu Machiavel
Séance 2 : Machiavel est-il l’inventeur de la raison d’Etat ?
Séance 3 : une nouvelle phénoménologie politique
Séance 4 : l’ordre conflictuel du politique
Séance 5 : Machiavel et Marx, la démocratie en question
Séance 6 : le retour de Machiavel ?

Les mercredi 08 (lieu à préciser) et 17 octobre, 14 et 28 novembre, 12 et 19 decembre 2007, de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

 

Le dernier cours sur Descartes de Magali Lombard est reporté au 8 avril à 19h30. La salle n'est pas encore connue.

 

 

 

lla Peinture
cours de Julie Poulain
Philosophe

La réflexion partira de deux citations : Cézanne : « je vous dois la vérité en peinture et je vous la dirai ». Giacometti : « je ne sais ce que je vois qu’en travaillant ». Ces deux affirmations sont celles de deux peintres, et c’est en peintre que nous tenterons ici d’en dégager la signification, sans prétendre faire de celle-ci l’unique possible – précisément ce cours s’affrontera sans cesse à la difficulté d’une réappropriation, par le discours, de l’ordre pictural. On tentera cependant de poser, en philosophe, les termes des problèmes auxquels renvoient ces deux affirmations : que peut-être cette vérité en peinture que Cézanne se promet de nous dire ? Qu’est-ce que ce savoir de la vision que Giacometti pose comme tributaire du travail et comment penser ce travail même ?

Séance 1 : introduction problématique à la question d’une vérité en peinture. La notion de vérité est philosophique, mais le discours qui tente de la dire (discours que promet Cézanne mais qu’il n’a jamais tenu – sauf sa peinture) pose en s’énonçant les limites de la discursivité face à l’objet qu’elle veut appréhender : la peinture.

Séance 2 et 3 : ces deux séances seront consacrées à l’analyse de l’affirmation cézanienne, analyse engageant une brève étude de la peinture de Cézanne et des problèmes picturaux fondamentaux qui la caractérisent, dans son inquiétude même, dans ses inachèvements.

Séances 3, 4, 5: l’étude du court texte dont est extraite la citation ici donnée de Giacometti nous permettra de revenir sur la problématisation philosophique du concept d’imitation (problématisation qui fera l’objet d’une séance entière). Aristote affirmait : l’imitation est un moyen de connaissance permettant d’accéder à la compréhension du genre. Mais ce sont les œuvres d’art qui témoignent de cette compréhension : comment comprendre que c’est encore au nom de la vérité que Giacometti sculpte comme il le fait, au nom de la ressemblance que Picasso revendique l’adéquation de ses signes graphiques ?

Séance 6 : à travers l’étude du Chef d’œuvre inconnu de Balzac, qui aura été une référence permanente de l’ensemble des séances, on travaillera, pour conclure ou revenir aux données initiales de notre problème, la question de l’achèvement de la peinture.

Les mardi 9 et 16 octobre, le 20 novembre, le 11 décembre, et les 15 et 29 janvier 2008, de 19h à 21h à l'Espace Grésillons Gennevilliers.

lL’idée d’humanité
Cours de Magali Lombard

Ce cours qui se tiendra dans la prison de Nanterre ne sera pas ouvert à tous les étudiants !

lLecture du Discours de la méthode de René Descartes
ou « comment bien conduire ses pensées pour trouver la voie de la sagesse »
Cours de Magali Lombard (Professeur agrégée de philosophie)

Résumé :
Le Discours de la méthode est avant tout un récit : l’histoire des pensées de Descartes. Par là, en nous proposant à connaître ses propres expériences, Descartes nous invite à nous interroger sur la manière dont nous faisons usage de notre propre raison, et sur les causes de nos erreurs et de nos errances.
De la morale à la question de la connaissance, en passant par la métaphysique et le problème de l’existence de Dieu, le parcours de Descartes, qui devient alors le nôtre, interroge fondamentalement les raisons de faire de la philosophie.

Plan :
Séance 1: Face aux erreurs et aux divergences d’opinions faut-il désespérer de la raison humaine ?
Séance 2: Comment faire un bon usage de sa raison ?
Séance 3: Une question morale : comment bien diriger sa vie ?
Séance 4: Que suis-je ? une expérience métaphysique fondamentale
Séance 5: Pouvons-nous être assurés de l’existence de Dieu ?
Séance 6: Comment faire progresser la connaissance humaine ?

Les Lundi 07, 14 et 21 janvier, 11 et 18 février,  le vendredi 14 mars et le 08 Avril  2008, de 19h30 à 21h30 à la Maison du Développement Culturel de Gennevilliers.

Dernière mise à jour : ( 05-05-2008 )
 
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