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Histoire Version imprimable Suggérer par mail
20-08-2007
lLes banlieues à l’époque contemporaine
Cours d’Emmanuel Bellanger,
historien,chercheur associé au Centre d’histoire sociale
du XXe siècle (Université Paris I)

-La France urbaine a connu de profondes mutations au cours des XIXe et XXe siècles. Portée par l’industrialisation, la croissance urbaine – d’une intensité exceptionnelle en région parisienne – donne lieu à une densification et à un étalement des périphéries des grandes agglomérations métropolitaines. Ces marges suburbaines, et plus encore celles d’essence populaire, nourrissent les imaginaires. Depuis le Second empire, ces territoires de relégation sont source d’appréhensions pérennes. Dans l’ordre symbolique et sociétal des représentations, ces banlieues restent associées à des espaces de désordre, d'exclusion, de rejet et de confrontation sociale et politique.

Au risque de se perdre en conjecture, cette vision « anxieuse » des banlieues, théâtre de la contestation et de la radicalisation des opinions, masque une toute autre réalité, moins subjective et plus pragmatique, technique et administrative. La banlieue, épicentre des classes laborieuses et dangereuses, est aussi un territoire de régulation sociale et d'intégration politique où les fiertés municipales – telles celles insufflées par la Banlieue rouge – sont enracinées.

Au croisement d’une histoire urbaine, sociale et politique, notre cours – entendu dans une forme interactive et participative – approfondira les différentes approches des mondes banlieusards perçus sous l’angle des institutions et des pratiques sociales et politiques. Il s’organise autour de six séances ayant pour thème fédérateur : la croissance urbaine et ses représentations, l'industrialisation et ses effets sur la spécialisation des territoires, les ségrégations, les cultures politiques et enfin les modes de gouvernance locale. Une attention particulière sera ainsi portée aux acteurs de la ville (élites municipales et personnel communal) et aux rapports que les collectivités locales entretiennent avec l’Etat et sa tutelle préfectorale.

Séance 1 : Formation des banlieues : industrialisation, renouvellement démographique et ségrégation
Séance 2 : « Banlieue rouge », « banlieue bleue », « banlieue noire » : une histoire de la vie politique suburbaine et de ses fiertés municipales au XXe siècle
Séance 3 : Des acteurs publics en banlieue parisienne : une histoire méconnue, celle du personnel communal
Séance 1 : Le Grand Paris, ses solidarités intercommunales et ses réalisations (logements, équipements, désenclavement…)
Séance 2 : La région parisienne morcelée : du district de 1961 aux nouveaux départements de 1964 et aux nouvelles intercommunalités dites « Chevènement » des années 1990-2000
Séance 6 : Mais que deviennent nos banlieues : désenchantement, repli et reconquête

Les Jeudi 31 janvier, les 07 et 21 février, les 13, 20 et 27 mars 2008 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

 


lRévolution française et révolution américaine : de quelle révolution parle-t-on?
Cours d’Anne Jollet, Maîtresse de conférences en histoire moderne à l'université de Poitiers

Ces deux événements majeurs de la fin du XVIIIe siècle sont présents pour beaucoup d'entre nous comme deux événements frères faisant entrer les sociétés dans la modernité politique de l'égalité des droits et de la liberté naturelle. Or sans nier ce qui les rapproche, il est utile de revenir sur les grandes différences caractérisant le déroulement, les ambitions et les résultats de ces deux révolutions, différences fondatrices de cultures politiques et de luttes sociales bien différentes dont on peut lire les conséquences jusque dans les deux sociétés aujourd'hui. Cela en sortant du schéma interprétatif libéral, asséné au moment du Bicentenaire de la Révolution française notamment, opposant une révolution consensuelle, relativement sans violence dans le cas des colonies anglaises d'Amérique à une révolution démocratique
sanguinaire dans le vieux royaume de France.

C'est à cette approche comparée que s'appliquera le cours à travers les 6 séances, s'inspirant des travaux d'Elise Marienstras et de ses élèves dont les ouvrages concernant la révolution américaine peuvent servir dès à présent de référence bibliographique.


Les jeudi 04, 18 et 25 octobre, et les 08, 22 et 29 novembre 2007 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

lLa Russie soviétique ou le socialisme impossible
Cours de Jean-Paul SCOT

Cours n° 1 : 1905-1914 : "révolution manquée" ou "répétition générale"?
Cours n° 2 : 1917-1928 : pourquoi la révolution soviétique a triomphé?
Cours n° 3 : 1929-1953 : le stalinisme, "voie soviétique au socialisme"?
Cours n° 4 : 1953-1964 : Le stalinisme était-il réformable?
Cours n° 5 : 1965-1985 : illusions et désillusions du "socialisme réel"?
Cours n° 6 : 1985-1991 : La Pérestroïka : "révolution impossible"?

Les mardi 08 et 22 janvier, les 05 et 19 février, les 11 et 25 mars 2008 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

l1936/1939 de l’unité à l’exclusive, union désunion
Cours de Jacques Girault
professeur d'Histoire à l'Université de Paris 13


-La France et les Français pendant le Front populaire
Le Front populaire se produit dans un contexte international marqué par la montée en Europe des régimes autoritaires sur fond d'une grave crise mondiale, économique et sociale. La France connaît les effets retardés de cette crise avec un chômage, beaucoup moins fort qu'en Allemagne ou aux Etats-Unis, une remise en cause du régime républicain et des réponses inadaptées du pouvoir politique. Le mouvement ouvrier divisé vit une expérience tragique avec l'arrivée d'Hitler. Sur les plans international et national, en deux ans, une inversion stratégique se produit. A la division et à la lutte, succède la démarche d'union. Cette inversion, sensible surtout chez les communistes, correspond à un bouillonnement culturel que l'aspiration unitaire dynamise à partir de février 1934.

En l'espace de deux ans, le rapprochement marqué par des manifestations contre la menace fasciste, des initiatives politiques (Front populaire proposé par les communistes en juin 1934 avec élargissement aux radicaux-socialistes), la réunification syndicale, conduisent à la victoire électorale.
L'intervention des travailleurs sous la forme de grèves inédites donne un ton particulier à la période où s'affirment des revendications ouvrières. Le gouvernement dirigé par Léon Blum, après les accords Matignon, fait voter des lois sociales qui marquent l'entrée dans un monde nouveau, avec le possible temps libre dégagé par les 40 heures et les congés payés. Parmi les autres réformes, la création de l’Office national interprofessionnel du blé doit beaucoup à l'action du ministre de l'agriculture Georges Bonnet, député
socialiste de l'Aisne.
Mais des difficultés économiques et politiques s'accumulent. La guerre d'Espagne noircit l'horizon international. Les grèves ne cessent pas car les patrons résistent, et les ouvriers agricoles dans l'Aisne par exemple revendiquent l'extension des droits sociaux.
Le Front populaire reste dans les mémoires populaires un moment-fort vers l'aspiration au bonheur et dans la conquête de la dignité.

Les jeudi 10,17 et 24 janvier, les mercredi 13 février, 26 mars et 09 avril, au Comité d’entreprise de la SNECMA de Gennevilliers (quai du petit Gennevilliers).


Dernière mise à jour : ( 28-08-2007 )
 
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