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Les cours Version imprimable Suggérer par mail
03-02-2005

2007-2008 : 25 cours

Comment participer aux cours ?
La carte d'étudiant annuelle (10 €) donne accès à tous les cours organisés par l'association Université populaire des Hauts-de-Seine.
Les informations quant aux dates de déroulement des cours et des conférences sont susceptibles de subir des modifications, aussi nous vous invitons à consulter régulièrement le site de l’association.

Vous pouvez également vous renseigner au 06 22 36 12 41

Littérature

lLe Discours poétique arabe classique et contemporain
Cours de Abdelbasset Mirdass et Omar Daïf -

Quinze siècles, depuis les poètes des époques antéislamique et islamique jusqu’à Mahmoud Darwich ou Adonis, deux grands célèbres poètes arabes contemporains, la poésie arabe est d'une immense richesse et pourtant souvent méconnue dans le monde occidental.
La poésie arabe classique célèbre le désert, l'amour, la beauté, le désir , parfois sans pudeur. Avec la renaissance (nahda), à la fin du XIX siècle,
La poésie arabe contemporaine, inspirée par les modèles européens, trouve sa voie et sa voix propres dans le vers libre, par une dizaine de grands poètes arabes contemporains qui vont réaliser une révolution, sans précédent, dans la poésie arabe.
Les cours présenteront au public des repères pour comprendre la place centrale qu'occupe la poésie dans la vie culturelle des Arabes, le statut du poète, les problématiques liées aux genres et thèmes fondateurs, les principales caractéristiques et les noms célèbres… Bref un panorama littéraire et esthétique de la poétique arabe d'hier et d'aujourd'hui.

Les mardi 16 et 23 octobre, 13 et 27 novembre, 04 et 18 decembre 2007, de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

Panorama de la poésie arabe médiévale (séances 1,2,3)
Séance 1 : Le poète, le désert et la bien aimée
Ce premier cours aborde la poésie arabe primitive du V° siècle à l’hégire.Une introduction générale au poème préislamique, la qasîda, l’histoire de son élaboration et consignation, ses caractéristiques, ses thèmes, ses figures marquantes etc…

Séance 2 : Le poète, la religion, l’amour et la politique
Ce cours s'intéresse à la poésie arabe de 622 à 750 (époque musulmane) : la poésie arabe à l'époque prophétique, la poésie d’amour, ghazal, genre poétique né à l’époque omeyyade, la poésie d'oppositions politio-religieuses et doctrinales.
Séance 3 : Le poète, le prince et les genres majeurs
La poésie arabe de 750 à 900, une période féconde où on assiste à la querelle entre poètes « modernes » et des poètes néo-classiques, la relation entre Poète et Prince et le développement des genres poétiques majeurs : bachique, khamriyya, panégyrique, madîh, satire ou poésie injurieuse, hidjâ, thrène ou élégie funèbre, rithâ’, jactance et joute d’honneur, mufâkharâ, etc...

La poésie arabe moderne(cours 4,5,6)
Séance 4 : L’école néo-classique : le retour aux sources

Ce cours abordera le contexte historique de la poésie arabe moderne. Il présentera aussi l’école néo-classique (al-madrassa al-klâsîkiyya al-jadîda), ses caractéristiques et ses thèmes et ses représentants…

Séance 5 : Nouvelle sensibilité : les romantiques et la contestation de la tradition poétique

Le contexte historique du début de XIX° siècle a eu un impact considérable sur les mentalités ; il a aussi conduit à l’émergence d’une nouvelle sensibilité qui se réclame du romantisme et commence à contester la tradition poétique.
Nous abordons l’œuvre poétique des Romantiques en mettant l’accent sur les caractéristiques qui ont contribué à l’évolution de la poésie arabe et à l’élaboration de nouvelles conventions, plus souples et plus adaptées aux besoins de l’époque.

Séance 6 : La révolution poétique

Ce cours abordera la naissance de la « poésie libre » (chi’r hurr) au milieu du XX° siècle, la structure de cette poésie qui ne respecte plus les règles de la rime et de la métrique classiques et ses représentants (Nâzik al-Malâ’ika , al-Sayyâb, et al-Bayyâtî)



lPoésie
Cours de Michèle Aquien
Ce cours fait suite à celui donné l’année dernière sur la poésie moderne. Le parcours de cette année débutera avec l’étude de René Char, puis Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy.
Les lundi 2 et 9 juin 2008, de 19h à 21h à l’espace Grésillons de Gennevilliers.

Un nouveau cours

de littérature a été programmé à l'Agora de Nanterre, les jeudi 17 avril, 15 et 29 mai et le 5 juin de 19h à 21h.
En voici la présentation :

"Comédie et Politique au XVIIème siècle". B. Tabeling

Ce cours se propose d'envisager comment, sous l'Absolutisme politique, la littérature du XVIIème siècle, et tout particulièrement le théâtre, participe à l'émergence de l'individu et du particulier dans l'espace public. La comédie, théâtre des particuliers au XVIIe siècle par opposition à la dimension publique de la tragédie, est un lieu priviligié pour observer ce phénomène.
Plan :
1. Cadre de la problématique du particulier (Descartes, Montaigne)
2. Absolutisme et pouvoir (Corneille)
3. Corps et communauté (Molière)
4. Esthétique politique du comique (Racine, Molière)

17 Avril, 15 et 29 Mai, 05 Juin 2008 à l'Agora de Nanterre de 19 h à 21 h




lLittérature Le Roman Policier
cours de Gérard STREIFF.
journaliste

D'Arsène Lupin au néo-polar héritier de 1968, des grands ancêtres comme Gaboriau jusqu'à Daeninckx en passant par Malet, Boileau-Narcejac et bien d'autres, sans oublier les influences américaines, anglaises ou belges. La tumultueuse histoire du roman policier en France.
1) Introduction sur le genre policier. Les ancêtres
2) l'entre deux guerres
3) les années 40/60
4) l'après 68
5) les tendances actuelles
6) le polar dans le monde

Les jeudi 3 et 17 avril, 15, 22 et 29 mai, 5 juin 2008 de 19h à 21h à l’espace Grésillons de Gennevilliers.


Histoire
lLes banlieues à l’époque contemporaine
Cours d’Emmanuel Bellanger,
historien,chercheur associé au Centre d’histoire sociale
du XXe siècle (Université Paris I)

-La France urbaine a connu de profondes mutations au cours des XIXe et XXe siècles. Portée par l’industrialisation, la croissance urbaine – d’une intensité exceptionnelle en région parisienne – donne lieu à une densification et à un étalement des périphéries des grandes agglomérations métropolitaines. Ces marges suburbaines, et plus encore celles d’essence populaire, nourrissent les imaginaires. Depuis le Second empire, ces territoires de relégation sont source d’appréhensions pérennes. Dans l’ordre symbolique et sociétal des représentations, ces banlieues restent associées à des espaces de désordre, d'exclusion, de rejet et de confrontation sociale et politique.

Au risque de se perdre en conjecture, cette vision « anxieuse » des banlieues, théâtre de la contestation et de la radicalisation des opinions, masque une toute autre réalité, moins subjective et plus pragmatique, technique et administrative. La banlieue, épicentre des classes laborieuses et dangereuses, est aussi un territoire de régulation sociale et d'intégration politique où les fiertés municipales – telles celles insufflées par la Banlieue rouge – sont enracinées.

Au croisement d’une histoire urbaine, sociale et politique, notre cours – entendu dans une forme interactive et participative – approfondira les différentes approches des mondes banlieusards perçus sous l’angle des institutions et des pratiques sociales et politiques. Il s’organise autour de six séances ayant pour thème fédérateur : la croissance urbaine et ses représentations, l'industrialisation et ses effets sur la spécialisation des territoires, les ségrégations, les cultures politiques et enfin les modes de gouvernance locale. Une attention particulière sera ainsi portée aux acteurs de la ville (élites municipales et personnel communal) et aux rapports que les collectivités locales entretiennent avec l’Etat et sa tutelle préfectorale.

Séance 1 : Formation des banlieues : industrialisation, renouvellement démographique et ségrégation
Séance 2 : « Banlieue rouge », « banlieue bleue », « banlieue noire » : une histoire de la vie politique suburbaine et de ses fiertés municipales au XXe siècle
Séance 3 : Des acteurs publics en banlieue parisienne : une histoire méconnue, celle du personnel communal
Séance 1 : Le Grand Paris, ses solidarités intercommunales et ses réalisations (logements, équipements, désenclavement…)
Séance 2 : La région parisienne morcelée : du district de 1961 aux nouveaux départements de 1964 et aux nouvelles intercommunalités dites « Chevènement » des années 1990-2000
Séance 6 : Mais que deviennent nos banlieues : désenchantement, repli et reconquête

Les Jeudi 31 janvier, les 07 et 21 février, les 13, 20 et 27 mars 2008 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 


lRévolution française et révolution américaine : de quelle révolution parle-t-on?
Cours d’Anne Jollet, Maîtresse de conférences en histoire moderne à l'université de Poitiers

Ces deux événements majeurs de la fin du XVIIIe siècle sont présents pour beaucoup d'entre nous comme deux événements frères faisant entrer les sociétés dans la modernité politique de l'égalité des droits et de la liberté naturelle. Or sans nier ce qui les rapproche, il est utile de revenir sur les grandes différences caractérisant le déroulement, les ambitions et les résultats de ces deux révolutions, différences fondatrices de cultures politiques et de luttes sociales bien différentes dont on peut lire les conséquences jusque dans les deux sociétés aujourd'hui. Cela en sortant du schéma interprétatif libéral, asséné au moment du Bicentenaire de la Révolution française notamment, opposant une révolution consensuelle, relativement sans violence dans le cas des colonies anglaises d'Amérique à une révolution démocratique
sanguinaire dans le vieux royaume de France.

C'est à cette approche comparée que s'appliquera le cours à travers les 6 séances, s'inspirant des travaux d'Elise Marienstras et de ses élèves dont les ouvrages concernant la révolution américaine peuvent servir dès à présent de référence bibliographique.


Les jeudi 04, 18 et 25 octobre, et les 08, 22 et 29 novembre 2007 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

lLa Russie soviétique ou le socialisme impossible
Cours de Jean-Paul SCOT

Cours n° 1 : 1905-1914 : "révolution manquée" ou "répétition générale"?
Cours n° 2 : 1917-1928 : pourquoi la révolution soviétique a triomphé?
Cours n° 3 : 1929-1953 : le stalinisme, "voie soviétique au socialisme"?
Cours n° 4 : 1953-1964 : Le stalinisme était-il réformable?
Cours n° 5 : 1965-1985 : illusions et désillusions du "socialisme réel"?
Cours n° 6 : 1985-1991 : La Pérestroïka : "révolution impossible"?

Les mardi 08 et 22 janvier, les 05 et 19 février, les 11 et 25 mars 2008 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

l1936/1939 de l’unité à l’exclusive, union désunion
Cours de Jacques Girault
professeur d'Histoire à l'Université de Paris 13


-La France et les Français pendant le Front populaire
Le Front populaire se produit dans un contexte international marqué par la montée en Europe des régimes autoritaires sur fond d'une grave crise mondiale, économique et sociale. La France connaît les effets retardés de cette crise avec un chômage, beaucoup moins fort qu'en Allemagne ou aux Etats-Unis, une remise en cause du régime républicain et des réponses inadaptées du pouvoir politique. Le mouvement ouvrier divisé vit une expérience tragique avec l'arrivée d'Hitler. Sur les plans international et national, en deux ans, une inversion stratégique se produit. A la division et à la lutte, succède la démarche d'union. Cette inversion, sensible surtout chez les communistes, correspond à un bouillonnement culturel que l'aspiration unitaire dynamise à partir de février 1934.

En l'espace de deux ans, le rapprochement marqué par des manifestations contre la menace fasciste, des initiatives politiques (Front populaire proposé par les communistes en juin 1934 avec élargissement aux radicaux-socialistes), la réunification syndicale, conduisent à la victoire électorale.
L'intervention des travailleurs sous la forme de grèves inédites donne un ton particulier à la période où s'affirment des revendications ouvrières. Le gouvernement dirigé par Léon Blum, après les accords Matignon, fait voter des lois sociales qui marquent l'entrée dans un monde nouveau, avec le possible temps libre dégagé par les 40 heures et les congés payés. Parmi les autres réformes, la création de l’Office national interprofessionnel du blé doit beaucoup à l'action du ministre de l'agriculture Georges Bonnet, député
socialiste de l'Aisne.
Mais des difficultés économiques et politiques s'accumulent. La guerre d'Espagne noircit l'horizon international. Les grèves ne cessent pas car les patrons résistent, et les ouvriers agricoles dans l'Aisne par exemple revendiquent l'extension des droits sociaux.
Le Front populaire reste dans les mémoires populaires un moment-fort vers l'aspiration au bonheur et dans la conquête de la dignité.

Les jeudi 10,17 et 24 janvier, les mercredi 13 février, 26 mars et 09 avril, au Comité d’entreprise de la SNECMA de Gennevilliers (quai du petit Gennevilliers).



 

Arts et société:

lMémoire ouvrière à travers les chansons
Cours de Cécile Prévost-Thomas, docteure en sociologie, membre du JCMP (Jazz Chanson et Musiques Populaires), OMF (Observatoire Musical Français) Paris-Sorbonne et membre du CRILCQ (Centre de Recherche Interdisciplinaire sur la Littérature et la Culture Québécoise) UQAM-Montréal.

De toutes les formes artistiques, la chanson apparaît comme celle qui accompagne au plus près les luttes sociales, celle qui rend à travers son expression collective les conditions de travail moins pénibles, celle qui témoigne au plus juste des conditions des classes défavorisées. Chansons issues des classes ouvrières, chansons d’auteurs sur le monde ouvrier, chansons d’hier et d’aujourd’hui, chanson oubliées ou éternelles, ce programme autour de « la mémoire ouvrière à travers les chansons » propose, à partir de l’écoute et de l’analyse du répertoire, de découvrir ou de revisiter la réalité sociale du milieu ouvrier.

Séance 1 : La classe ouvrière, les chansons et les sciences sociales.
Séance 2 : Les travaux et les jours : chants de travail, chansons de métier, chansons de fêtes.
Séance 3 : Les territoires de la chanson ouvrière : du local à l’International(e).
Séance 4 : Chansons de femmes.
Séance 5 : Les grands auteurs (Dupont, Pottier, Michel), les œuvres emblématiques.
Séance 6 : La transmission du patrimoine chanté : mémoires individuelles et collectives aux XXème et XXIème siècles.

Les jeudi 20 et 27 septembre, 11 octobre, 15 novembre, 6 et 20 décembre 2007, de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 rue Georges Gennevilliers.

 

lSavoir écouter les chansons. Saison 2
de Stéphane Hirschi
Résumé:
Ce cours vise à apprendre à écouter les chansons dans toute
leur richesse : aussi bien les textes que les musiques et leur
interprétation. Les séances permettront de rédécouvrir des
chansons déjà connues et d'en découvrir beaucoup de méconnues
(œuvres et interprètes)
Plan :
Séance 1 : La chanson et les cloches, entre glas et carillon
Séance 2 : Grandes figures de la chanson francophone 1 : Charles Trenet
Séance 3 : Grandes figures de la chanson francophone 2 : Anne Sylvestre
Séance 4 : Grandes figures de la chanson francophone 3 : Gilles Vigneault
Séance 5 : Les chansons multilingues
Séance 6 : Les Chanteurs-graphistes d'aujourd'hui, d’Allain Leprest à Mano Solo

Les lundi 15 et 22 octobre, 12 et 26 novembre, 10 et 17 décembre 2007, de 19h à 21h à l’espace Grésillons de Gennevilliers.

 

 

lDe la valse au tango.
Cours de Remi Hess. (Histoire et anthropologie)

Le bal populaire est un espace de socialisation et d’intégration. Depuis la Renaissance, on danse à la campagne, dans les faubourgs. La danse de couple, depuis la volta jusqu’au tango, en passant par la valse, a permis la confrontation des genres (l’homme et la femme), des âges (toutes les générations participent), des classes sociales et des ethnies (le bal intègre les populations migrantes auxquelles on ne demande pas la maîtrise du langage pour réussir dans la danse). Avant de s’imposer, la danse de couple, pratiquée à la périphérie, a dû affronter les églises (« quand un homme et une femme dansent ensemble, le diable est au milieu d’eux » prêchaient les moralistes) et les Etats (qui ont poursuivi les danseurs).
Espace de syncrétisme tant au niveau de la musique que de la danse, la culture du bal parvient tout de même à subvertir la société instituée au moment de la Révolution Française. La valse brise le conformisme du menuet et ouvre des perspectives du côté de l’improvisation. Créer, improviser à deux, s’épanouit définitivement avec le tango, produit la rencontre des cultures européennes, sud-américaines et africaines.

Histoire :
Séance 1 : La volta et l’invention du couple dansé.
Séance 2 : La valsomanie et la fondation de la culture du couple.
Séance 3 : Le tango argentin, ressource infinie pour l’improvisation.
Anthropologie :
Séance 4 : L’homme, la femme, deux modes d’être au bal.
Séance 5 : La confrontation des générations.
Séance 6 : L’interculturalité dans les danses sociales.

Les mardi 2 et 9 octobre, 13 et 27 novembre, 4 et 18 décembre, de 19h à 21h à la Maison du Développement Culturel de Gennevilliers, 16 rue Julien Mocquard.

 

 

lCorrespondance des arts: littérature et peinture - 19e-20e siècle
De Enza Palamara
Université de Tours

"Les arts se prêtent réciproquement des forces nouvelles". Cette affirmation de
Baudelaire (1846) marque une étape dans la conception de la création artistique.
L'artiste et l'écrivain entrent dans un dialogue de plus en plus étroit et
fécond. Ce compagnonnage qui se développe au 19e siècle va se poursuivre tout le
long du 20e siècle. Le peintre et le poète devenant ainsi, selon l'expression de
René Char, des "alliés substantiels".
Le cours se propose d'explorer quelques-uns des aspects de cette alliance.

Les Jeudi 10 et 24 janvier, 7 et 21 février, 13 et 27 mars 2008 de 19 h à 21 h, à l’Agora de Nanterre.

 

 

Culture scientifique

lLa vie est dans la cellule
Cours de Michel BORNENS
UMR144 CNRS-Institut Curie

Il y a plus de 150 ans que la cellule est tenue pour l’unité élémentaire du vivant. Mais ce n’est que depuis peu que les mécanismes d’intégration cellulaire peuvent être abordés directement, grâce aux avancées réalisées dans des domaines distincts de l’étude de l’organisation fonctionnelle de la cellule et de son évolution. Dans cette série de conférences, on tentera d’exposer, de manière critique, les clés aujourd’hui disponibles pour aborder la cellule vivante.

Il y aura trois grands thèmes :
L’unité du vivant : organisation et évolution.
On rappellera comment la théorie cellulaire et la théorie chromosomique de l’hérédité se sont mises en place au début du XXème siècle. On verra ensuite que l’évolution des organismes telle qu’on peut la retracer aujourd’hui a conduit à une très grande diversité des organismes tout en conservant la même logique d’organisation des cellules et les mêmes mécanismes élémentaires. On montrera que des modifications importantes à l’échelle cellulaire ont cependant accompagné les grands choix évolutifs lors de l’avènement des organismes multicellulaires, conduisant aux plantes, aux champignons et aux animaux.

L’économie cellulaire : chimie et information
On rappellera que le langage des cellules est celui de la chimie, mais que les molécules que fabriquent les cellules sont souvent de très grande taille. La manière dont ces molécules, représentant environ 10 000 espèces chimiques différentes dans une même cellule, sont synthétisées, utilisées, modifiées et enfin dégradées, constitue un formidable puzzle biochimique, organisé en sous-ensembles formant autant de compartiments en échange permanent. On montrera comment on rend compte aujourd’hui de cette activité cellulaire en empruntant à beaucoup d’autres disciplines.

La dynamique cellulaire : mécanismes élémentaires et intégration
Au delà de la description des compartiments cellulaires et de l’analyse des mécanismes moléculaires, l’objectif de la biologie cellulaire est de pouvoir rendre compte de manière cohérente de la stabilité structurale et fonctionnelle de la cellule. On dira comment on espère aujourd’hui atteindre cet objectif à terme en construisant une physique à l’échelle de la cellule. On prendra l’exemple de deux grandes propriétés de la cellule, la locomotion et la division, qui permettront aussi de souligner un trait fondamental de la logique d’organisation de la cellule, celui d’avoir une activité orientée vers un pôle. Cette ‘polarité’ des cellules est essentielle à la construction des tissus et des organismes.
Ces trois thèmes pourraient donner lieu à trois conférences d’une heure, assez denses. On pourrait aussi choisir une formule plus aérée (diviser les deux premières en deux par exemple) si les auditeurs souhaitaient une progression plus lente pour leur permettre de réagir ou de demander des éclaircissements au cours de l’exposé.

 

Les Mardi 18 mars, 1er et 15 avril, de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

Les derniers cours avec  Micheil BORNEN sont Annulés pour cause "longue absence du prof".

06 et 20 mai, 03 juin 2008 lHistoire des sciences et des techniques)


Cours de André Guillerme (Directeur du centre d’histoire des techniques et de l’environnement au CNAM de Paris)

Plan :
Séance 1 : L’eau et les techniques en Europe de l’Ouest (du 10ème au 20ème siècle)
Séance 2 : Les ingénieurs et les savoirs scientifiques (du 15ème au 20ème siècle)
Séance 3 : Alchimistes et chimistes (du 15ème au 18ème siècle) Intervenante : Laurence Lestel (Maître de conférences)
Séance 4 : Les révolutions industrielles (de 1750 à 1950) Intervenante : Eugénie Briot (Doctorante en histoire des techniques)
Séance 5 : L’aménagement du territoire : canaux, routes, chemins de fer.
Séance 6 : Les techniques cinématographiques au 20ème siècle. Intervenant : Laurent Mannoni (Conservateur à la cinémathèque)

Les Lundi 10 et 31 mars, 14 avril, 05, 19 mai, 12 Juin 2008 de 19h à 21h à l'Espace Grésillons Gennevilliers.

 

 

lLes instruments scientifiques, de l’astrolabe au cyclotron.
Cours de Thierry Lalande (Professeur agrégé de physique. Chargé des collections du domaine des instruments scientifiques anciens au Musée des Arts et Métiers.)

Séance 1 : Introduction à l’histoire des instruments scientifiques, des cabinets au laboratoire.
Séance 2 : Introduction à l’histoire de la mesure de l’espace, de la masse et du temps, jusqu’au système métrique décimal révolutionnaire.
Séance 3 : La mesure de l’électricité au XIXème et XXème siècles. Intervenante : Cyrille Foasso, ingénieur de recherche, chargé des collections d'instruments scientifiques contemporains au Musé des arts et métiers.
Séance 4 : Calcul et machines. Intervenante : Marie-José Durand-Richard, Maître de conférence en histoire des sciences à l'Université Paris VIII.
Séance 5 : Le regard mesuré de l’industriel, ou les limites de l’instrumentation à l’usine au XIXème siècle. Intervenant : Michel Letté, Maïtre de conférence en histoire des techniques au CNAM.
Séance 6 : Visite du musée des arts et métiers, en commençant par la collection d’instruments scientifiques anciens. Intervenant: Laurent Vavasseur, démonstrateur au Musée des arts et des métiers.

Les mercredi 26 septembre, 10 et 24 octobre, 21 novembre, 5 décembre, et la sortie au CNAM le jeudi 13 décembre.
Au Club Agir, 9 rue Georges à Gennevilliers.

 

 


Cours pluridisciplinaire.
lL’aliénation
Si l’aliénation désigne en premier lieu le fait de céder à un autre que soi la possession d’un bien, il a pris pour sens plus général et plus courant le fait de ne plus s’appartenir à soi-même et de devenir esclave consentant. A l’heure où l’on proclame, sans mesure, que nous sommes libres, nous vous proposons, à travers ce cours pluridisciplinaire qui multiplie les points de vue (philosophie, histoire, économie, sociologie), de nous interroger sur ce qui peut nous aliéner, et sur les mécanismes de l’aliénation.

Avec la participation de Michelle Perrot (historienne) sur l’aliénation des femmes, Gérard Bras (philosophe) sur la servitude volontaire chez La Boétie, Jan Spurk (sociologue).

21 mars G. Bras : le concept d'aliénation "inventé" par Hegel.
28 mars J. Spürk : L'aliénation chez Marx
4 avril J.Spürk : l'actualité du concept d'aliénation.
11 avril G. Bras : l'impuissance humaine : agir pour sa servitude comme
s'il s'agissait de sa liberté.
18 avril M. Perrot : S. de Beauvoir, le "2e sexe" et l'aliénation des
femmes.
Les vendredi 21 et 28 mars, 4, 11 et 18 avril 2008 de 19h à 21h à la Bourse du Travail de Gennevilliers.

 

Sciences sociales et humaines

Rencontre des cultures
Cours de Martine Duquesne, Ethnologue, enseignante à l'Université de Paris
I Panthéon Sorbonne.

Ce cours se propose de reprendre celui de l’année dernière, à la demande des étudiants.
C'est de façon généralement très réductrice que l'on se représente la rencontre des cultures - "choc des cultures", exclusion, violence, etc.
La réalité est tout autre, qui présente, au contraire, des cas de figures très divers, comme le montrent les recherches menées par les ethnologues. Et c'est donc à travers des cas concrets qui surprendront nos préjugés que nous alimenterons notre réflexion en la matière.


Les mercredi 10 et 24 octobre, 14 et 21 novembre, 05 et 12 décembre 2007, de 19h à 21 h au Centre Socio-culturel de Nanterre

 

 

lDécentralisation et citoyenneté
Cours de Marie-Paule BATTAS, Sociologue

Résumé :
-Avec la décentralisation, le paysage politico-administratif français s’est considérablement complexifié (superposition des territoires, enchevêtrement des compétences, opacité des pouvoirs locaux, etc.).
L’objectif de ces interventions est d’apporter des clefs de compréhension de la décentralisation pour un meilleur exercice de la citoyenneté".

Séance 1 : la décentralisation en 1982
Deux objectifs : moderniser l’action publique locale, renforcer la démocratie locale (les grands principes, le transfert des compétences aux collectivités locales, les acteurs, etc.)
Séance 2 : la loi ATR (1992) et la relance de l’intercommunalité
Les différentes formes de coopération intercommunale : de l’intercommunalité de gestion (syndicats intercommunaux) à l’intercommunalité de projet (communautés de communes, d’agglomération). Et la démocratie dans tout ça ?
Séance 3 : L’acte II de la décentralisation (2003)
Les nouvelles libertés et responsabilités locales Vers un renforcement des services de l’Etat au niveau régional
Séance 4 : Vraie décentralisation ou transfert de charges ?
Qui paye quoi ? Fiscalité et finances publiques locales
Séance 5 : Territoires et organisations
Les régions gouvernent-elles leur territoire ? Action sociale départementale : le grand chambardement
Séance 6 : Décentralisation et projet local
Les nouveaux contrats de projet Etat-région (2007-2013) qui fait quoi ? Un développement local auto-soutenable est-il possible ?


Les mardi 22 janvier, 5 et 19 février, 11 et 25 mars, et 8 avril 2008, au Comité d’entreprise de la SNECMA Gennevilliers de 16h30 à 18h30 (quai du petit Gennevilliers).

 

 

Philosophie

lSpinoza : religion et politique »
Cours de Gérard Bras

En un siècle de tension entre le politique et les religions, Spinoza comprend pourquoi la religion est politique, et la politique prend des formes religieuses, pourquoi nous politisons Dieu et divinisons les dirigeants politiques. Nous voudrions examiner avec lui ces liens spontanés pour chercher les moyens de les défaire, parce que cette question est, pour nous, actuelle.

Ce cours fait suite à celui consacré l’année dernière à Spinoza, mais il n’est pas besoin de l’avoir suivi pour s’y inscrire.

Séance 1 : Les liens de la religions et de la politique.
Séance 2 : Prophéties et miracles.
Séance 3 : interpréter la Bible.
Séance 4 : L’enseignement moral de la Bible.
Séance 5 : La politique ne doit pas dépendre de la religion : les fondements de l’Etat.
Séance 6 : Qu’est-ce qu’une vie politique aliénée ?

Le vendredi 28 septembre 2007 à la Bourse du Travail de Gennevilliers de 19h à 21H, puis les vendredi 12 et 26 octobre, 16 et 30 novembre, 07 et 14 décembre 2007 de 19h à 21h, à la MDC 16 rue Julien Mocquard Gennevilliers.

 

 


lL’amitié, un sentiment de nature politique ? Cours de Pierre-Louis Salles (Professeur agrégé de philosophie)

Résumé:
-Qu’est-ce que la philosophie peut bien avoir à dire sur l’amitié ?
L’amitié est en effet un sentiment d’affinité entre des individus qui s’éprouve bien davantage qu’il ne se pense. Le dernier mot de l’amitié semble souvent être celui de Montaigne évoquant sa relation avec La Boétie : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ».
Pourtant l’amitié dessine entre moi et l’autre un rapport qui intéressera les philosophes à au moins trois titres. D’abord, elle s’établit sur une relation d’égal à égal qui tranche avec la hiérarchie des rapports sociaux.
Ensuite, elle semble être un excellent moyen pour maintenir la cohésion de la communauté politique. Enfin, elle apparaît comme essentielle pour mener une vie heureuse.
Quelle place, alors, faut-il accorder à l’amitié dans l’existence humaine ?

Séance 1: Une définition de l’amitié est-elle possible ?
Séance 2: Que faut-il pour faire de vrais amis ?
Séance 3: Peut-on être ami avec n’importe qui ?
Séance 4: Peut-on être heureux sans ami ?
Séance 5: L’amitié est-elle une condition du vivre-ensemble ?
Séance 6: L’amitié n’est elle qu’une illusion ?

Les mercredi 12 mars, 02 et 16 avril, 07 et 21 mai,
14 Mai  2008 de 19h 30 à 21h 30, au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

lEthique et Politique dans l’Antiquité. I - Platon
Cours d’Alain Gigandet
Professeur à l’Université de Paris XII

L’éthique et la politique constituent, en philosophie, deux domaines qui interrogent l’action humaine et les rapports que les hommes entretiennent les uns avec les autres. Mais la relation entre l’éthique et la politique est pourtant particulièrement problématique, car leur but n’est pas le même : le bien-être de la collectivité entraîne-t-il nécessairement celui des individus ? Comment mener ensemble l’action politique et l’action morale ?
Ce cours se propose de reprendre ce questionnement fondamental à partir de deux grands penseurs de l’Antiquité : Platon et Aristote. Cette saison sera consacrée à l’étude de la pensée de Platon.

Alain Gigandet, pour des raisons indépendantes de sa volonté, ne sera pas en mesure d’assurer son cours : mercredi 19 mars (club Agir).


Les Mercredi 09 et 30 janv, 06 et 20 fév, 19 et 26 mars 2008 de 19h30 à 21h30 au Club Agir, 9 Rue Georges Gennevilliers.

 

 

 

lMachiavel
Etudes à partir du Prince et du Discours sur la première décade de Tite Live
Cours de Hourya BENTOUHAMI

Le cours s’articulera autour de deux axes principaux :
- l’apport de la réflexion machiavélienne aux théories de l’Etat à partir d’une notion de conservation non rapportée à une problématique de la souveraineté.
- le rapport entre citoyenneté et conflit à travers les deux désirs contradictoires des grands et du peuple.
L’enjeu sera alors de montrer que ces deux axes, conservation et conflictualité, loin d’être contradictoires se révèlent en fait complémentaires à travers l’orientation républicaine de la liberté comme non-domination et ce qu’on peut bien appeler le souci des lois.

Toute la question est en effet de savoir comment s’articule la définition de l’Etat en termes personnels de domination (« Imperio ») à une définition républicaine du bien commun.
Plan :
Séance 1 : L’enjeu Machiavel
Séance 2 : Machiavel est-il l’inventeur de la raison d’Etat ?
Séance 3 : une nouvelle phénoménologie politique
Séance 4 : l’ordre conflictuel du politique
Séance 5 : Machiavel et Marx, la démocratie en question
Séance 6 : le retour de Machiavel ?

Les 08 et 17 octobre, 14 et 28 novembre, 12 et 19 decembre 2007, de 19h3 à 21h a la MDC 16 rue julien MocquardGennevilliers .

 

 

lLecture du Discours de la méthode de René Descartes
ou « comment bien conduire ses pensées pour trouver la voie de la sagesse »
Cours de Magali Lombard (Professeur agrégée de philosophie)

Résumé :
Le Discours de la méthode est avant tout un récit : l’histoire des pensées de Descartes. Par là, en nous proposant à connaître ses propres expériences, Descartes nous invite à nous interroger sur la manière dont nous faisons usage de notre propre raison, et sur les causes de nos erreurs et de nos errances.
De la morale à la question de la connaissance, en passant par la métaphysique et le problème de l’existence de Dieu, le parcours de Descartes, qui devient alors le nôtre, interroge fondamentalement les raisons de faire de la philosophie.

Plan :
Séance 1: Face aux erreurs et aux divergences d’opinions faut-il désespérer de la raison humaine ?
Séance 2: Comment faire un bon usage de sa raison ?
Séance 3: Une question morale : comment bien diriger sa vie ?
Séance 4: Que suis-je ? une expérience métaphysique fondamentale
Séance 5: Pouvons-nous être assurés de l’existence de Dieu ?
Séance 6: Comment faire progresser la connaissance humaine ?

Les Lundi 07, 14 et 21 janvier, 11 et 18 février,  le vendredi 14 mars et le 08 Avril  2008, de 19h30 à 21h30 à la Maison du Développement Culturel de Gennevilliers.

 

 

lle travail de la peinture
cours de Julie Poulain
Philosophe

La réflexion partira de deux citations : Cézanne : « je vous dois la vérité en peinture et je vous la dirai ». Giacometti : « je ne sais ce que je vois qu’en travaillant ». Ces deux affirmations sont celles de deux peintres, et c’est en peintre que nous tenterons ici d’en dégager la signification, sans prétendre faire de celle-ci l’unique possible – précisément ce cours s’affrontera sans cesse à la difficulté d’une réappropriation, par le discours, de l’ordre pictural. On tentera cependant de poser, en philosophe, les termes des problèmes auxquels renvoient ces deux affirmations : que peut-être cette vérité en peinture que Cézanne se promet de nous dire ? Qu’est-ce que ce savoir de la vision que Giacometti pose comme tributaire du travail et comment penser ce travail même ?

Séance 1 : introduction problématique à la question d’une vérité en peinture. La notion de vérité est philosophique, mais le discours qui tente de la dire (discours que promet Cézanne mais qu’il n’a jamais tenu – sauf sa peinture) pose en s’énonçant les limites de la discursivité face à l’objet qu’elle veut appréhender : la peinture.

Séance 2 et 3 : ces deux séances seront consacrées à l’analyse de l’affirmation cézanienne, analyse engageant une brève étude de la peinture de Cézanne et des problèmes picturaux fondamentaux qui la caractérisent, dans son inquiétude même, dans ses inachèvements.

Séances 3, 4, 5: l’étude du court texte dont est extraite la citation ici donnée de Giacometti nous permettra de revenir sur la problématisation philosophique du concept d’imitation (problématisation qui fera l’objet d’une séance entière). Aristote affirmait : l’imitation est un moyen de connaissance permettant d’accéder à la compréhension du genre. Mais ce sont les œuvres d’art qui témoignent de cette compréhension : comment comprendre que c’est encore au nom de la vérité que Giacometti sculpte comme il le fait, au nom de la ressemblance que Picasso revendique l’adéquation de ses signes graphiques ?

Séance 6 : à travers l’étude du Chef d’œuvre inconnu de Balzac, qui aura été une référence permanente de l’ensemble des séances, on travaillera, pour conclure ou revenir aux données initiales de notre problème, la question de l’achèvement de la peinture.

Les mardi 9 et 16 octobre, le 20 novembre, le 11 décembre, et les 15 et 29 janvier 2008, de 19h à 21h à l'Espace Grésillons Gennevilliers.

lL’idée d’humanité
Cours de Magali Lombard

Ce cours qui se tiendra dans la prison de Nanterre ne sera pas ouvert à tous les étudiants !


 

 

 

 

 

Dernière mise à jour : ( 06-05-2008 )
 
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